FRIEDRICH-EBERT-STIFTUNG – LES TRAVAILLEURS INFORMELS, MAJORITÉ DE L’OMBRE Figure 4.7 Périodicité préférée de paiement des cotisations pour les personnes qui souhaitent adhérer à un régime d’assurance maladie Zambie 52% 12% 10% 25% Sénégal 59% 17% 6% 18% Kenya 23% 12% 13% 49% Éthiopie 79% 14% 6%1% Côte d'Ivoire 42% 10% 9% 37% Bénin 47% 0 10 14% 16% 22% 20 30 40 50 60 70 80 90 % d’informels non-membres du régime d’AMS mais qui souhaitent adhérer Une fois par an Une fois par mois Une fois tous les six mois Une fois par semaine Une fois tous les trois mois Quotidiennement 100% personnes interrogées en Zambie, mais par 24 à 26 pour cent au Sénégal et en Éthiopie, et par 15 à 19 pour cent au Kenya, en Côte d’Ivoire et au Bénin. La confiance diminue à mesure que le niveau d’éducation augmente(Figure 4.5.3). Au Bénin, en Éthiopie et au Sénégal, le défaut de confiance dans les régimes d’assurance maladie est mentionné par plus de 40 pour cent des personnes ayant au moins un niveau de scolarité secondaire. La méfiance tend également à gagner en importance avec l’augmentation du niveau de revenu (Figure 4.6.2). Si la méconnaissance est avant tout une question d’information et d’éducation(ce que confirment les données du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Kenya et de la Zambie, comme le montre la Figure 4.5.3), alors une plus grande transparence et des campagnes d’information publiques bien conçues pour s’assurer que les travailleurs informels connaissent leurs droits et leurs prestations pourraient réduire considérablement l’importance de ce groupe(Traub-Merz/Öhm 2021). La pauvreté et la méfiance semblent être les principaux obstacles à l’extension de la couverture des régimes sociaux d’assurance maladie. Pour lutter contre la pauvreté, il faut une combinaison de mécanismes financiers reposant sur des régimes non contributifs et/ou une subvention partielle ou totale des cotisations d’assurance sociale pour les groupes à faibles revenus. Pour instaurer la confiance, il faut une action institutionnelle visant à renforcer la transparence et la responsabilité, parallèlement à des actions de la part des citoyens afin d’améliorer la connaissance et la culture de la sécurité sociale, notamment la santé et la culture de la formalité(BIT 2021d). Il est nécessaire de conjuguer les approches pour s’attaquer aux causes les plus courantes des lacunes identifiées pour les différents groupes. Ainsi, l’évaluation et la compréhension de cette diversité de besoins appellent des solutions différentes. 4.3.3 Modalités de paiement privilégiées par les personnes souhaitant adhérer Pour en revenir aux personnes désireuses d’adhérer et aux modalités qu’elles préfèrent concernant la fréquence des paiements et le montant des cotisations qu’elles seraient prêtes à verser, l’enquête met en évidence certaines tendances communes. 4.3.3.1 Périodicité préférée de paiement des c otisations En cohérence avec les revenus irréguliers et imprévisibles qui caractérisent la plupart des travailleurs de l’économie informelle – à l’exception du Kenya – près de la moitié ou plus de la moitié des travailleurs informels(qui ne sont pas encore affiliés à un régime d’assurance maladie) préféreraient payer des cotisations une fois par an. Cette proportion varie de 42 à 47 pour cent au Bénin et en Côte d’Ivoire, à 52–59 pour cent en Zambie et au Sénégal et 79 pour cent en Éthiopie. La forte préférence pour des paiements non mensualisés confirme le besoin de flexibilité des dispositions légales par rapport à des règlements mensuels, qui s’appliquent généralement aux employés réguliers du secteur formel. Le paiement des cotisations une ou deux fois par an est l’option préférée, en particulier dans les zones rurales(notamment en Zambie et en Côte d’Ivoire) et parmi les travailleurs informels appartenant à des« ménages totalement informels ». 4.3.3.2 Niveau de cotisation que les travailleurs du secteur informel seraient prêts à payer Les résultats concernant le niveau de contribution que les travailleurs informels seraient prêts à payer pour adhérer à un régime social d’assurance maladie sont basés sur une question directe appelant une réponse spontanée, sans référence à un ensemble particulier de prestations de santé prises en charge. Ces montants doivent donc être considérés comme une estimation approximative du niveau jugé raisonnable. Dans le cadre de cette enquête portant sur plusieurs pays, l’objectif est d’abord de confirmer que les gens sont prêts 36
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Les travailleurs informels, majorité de l'ombre : enquête d'opinion dans six pays sur le travail informel en Afrique subsaharaienne
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