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Les travailleurs informels, majorité de l'ombre : enquête d'opinion dans six pays sur le travail informel en Afrique subsaharaienne
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LES RETOMBÉES ÉCONOMIQUES DE LA PANDÉMIE DE COVID-19 SUR LÉCONOMIE INFORMELLE : QUI A SOMBRÉ DANS LA PAUVRETÉ ? venus à la même période de lannée précédant la pandémie. Les options de réponse sont généralement qualitatives, par exemple :« Les revenus étaient plus faibles »,« identiques » ou« plus élevés ». Si ces réponses donnent une idée de lorientation des revenus, elles sont très difficiles à interpréter lorsquil sagit dévaluer lampleur ou la gravité de la perte de revenus(De Weerdt 2008). Ainsi, il a été demandé aux chefs de famille ou à la personne la mieux informée du ménage de fournir une estimation du montant des revenus du ménage. Cela permet de calculer la baisse relative des revenus du ménage due à la pandémie. Tous les indicateurs de revenu sont des estimations auto-déclarées et rétrospectives, mais les réponses peuvent également être influencées par les attentes liées aux futurs flux de revenus dans un contexte dincertitude généralisée pendant la pandémie. En gardant à lesprit ces importantes réserves, la Figure 5.2 indique les parts des ménages des deux pays qui ont déclaré avoir subi une baisse de leurs revenus en raison de la pandémie. Envi­ron 60 pour cent des ménages en Côte dIvoire et 56 pour cent en Éthiopie ont indiqué que les revenus du ménage avaient diminué au cours des derniers mois en raison de la pandémie/des réponses politiques. Alors quen Côte dIvoire, nous ne constatons pas de différences significatives entre les zones urbaines et rurales, les zones rurales dÉthiopie semblent avoir été beaucoup moins touchées par les consé­quences négatives de la pandémie sur les revenus que les zones urbaines. Ce résultat est conforme aux conclusions concernant les pertes demploi, dont les effets sont les plus faibles dans les zones rurales dÉthiopie. 5.3.3 Pauvreté monétaire Afin de comprendre dans quelle mesure la diminution des perspectives demploi et des revenus des ménages a entraîné des changements dans la pauvreté monétaire des ménages, les chefs de famille devaient dabord indiquer si les« revenus du ménage étaient inférieurs »,« identiques » ou« supé­rieurs » au cours du dernier mois par rapport au même mois avant la pandémie. Après avoir répondu à cette question, ils devaient préciser le montant des revenus quils avaient gagnés ou perdus en raison de la pandémie. Ces informa­tions permettent dévaluer les revenus des ménages avant et pendant la pandémie et dexplorer les évolutions possibles en termes de pauvreté monétaire des ménages. Les ménages sont définis comme pauvres en termes de revenus lorsque le revenu du ménage par habitant est égal ou inférieur au seuil international dextrême pauvreté. En Côte dIvoire, les ménages qui gagnent moins que le salaire minimum légal de 30 000 francs CFA(54 dollars US par mois) sont considé­rés comme pauvres. En Éthiopie, les ménages qui gagnent moins de 1 500 Birr(41 dollars US par mois) sont considérés Figure 5.2 Baisse déclarée des revenus des ménages en raison de la pandémie de Covid-19 100% 80% 60% 40% 61,3% 59,6% 55,4% 69,8% 66,5% 42,8% 20% 0% Côte dIvoire Éthiopie Capitale Autres zones urbaines Zones rurales Figure 5.3 Pauvreté monétaire avant et pendant la pandémie 100% 80% 60% 40% 20% 27,9% 46,6% 0% Côte dIvoire Pauvreté monétaire avant la pandémie 44,5% 67,2% Éthiopie Pauvreté monétaire pendant la pandémie 47